06 Nov 2019

Alestorm : Compte-rendu du spectacle de Montréal (2019)

Une soirée des plus festives s'annonçait au MTelus tandis que Alestorm était de passage. À bord de leur vaisseau, les pirates avaient choisi de faire monter la formation française Aephanemer.

 

Étant donné qu'il n'y avait que deux troupes au menu, ce n'est pas sans surprise que c'était à Aephanemer de débuter la soirée. Tout d'abord, aussi bien mettre cartes sur table; Aephanemer oeuvre dans le death métal mélodique, mais en aucun cas ils ne réinventent la roue, et ce, même si la musique est plutôt intéressante. Cela dit, la chanteuse, Marion Bascoul, peut en surprendre plus d'un, car malgré sa petite taille, elle maîtrise à merveille le chant guttural typique au death métal, mais avec un petit grain qui rappelle le vocal du black métal. Côté guitare, les "licks" bien mélodique à saveur celtique et l'harmonisation de ceux-ci étaient bien au rendez-vous pour réchauffer l'auditoire qui s'est laissé charmée tout au long de la présence du quatuor. Cependant, il était assez évident que la formation en est à ses premiers arrêts en ville, car l'ambiance ne semblait pas lever beaucoup. À vrai dire, les spectateurs étaient plus attentifs qu'actifs sur le parterre. Personnellement, je dois avouer avoir été plutôt surpris par cette troupe et je vais certainement me laisser replonger dans la musique de celle-ci. Bref, une bonne façon de bien commencé la soirée selon moi.

 

Alestorm n'était pas encore arrivé sur les planches que déjà l'ambiance avait montée de plusieurs crans. D'ailleurs, ce fort engouement a débuté tout simplement avec le gonflage d'un canard géant et la musique de Queen.

 

Maintenant, passons aux choses sérieuses avec le clou de la soirée: Alestorm. Ayant choisi d'entamer sa prestation avec Keelhauled, on ne pouvait demander une meilleure façon de mettre le feu aux poudres puisque déjà de violent mosh pit se sont dessiné sur la quasi-totalité du parterre de la salle. Dès cet instant, on pouvait aisément ressentir l'installation d'une complicité bien unique entre les musiciens et les fans. De plus, cet état était mélangé avec une hystérie qui n'a fait que s'amplifier tout au long de la soirée. Cela nous a menés aux rameurs, aux body surfeur ainsi qu'à la projection d'objets dans tous les sens de la salle. Nous avons même pu voir un lama atterrir sur la scène avant d'être retourné par un botté de précision par Máté Bodor. À noter qu'aucun animal n’a été blessé puisqu'il ne s'agissait que d'une peluche. Sinon, à quoi s'attendre d'Alestorm? Le groupe a toujours su offrir un excellent spectacle combinant talent, party, alcool ainsi qu'une bonne dose d'humour et ce n'était définitivement pas le moment que la troupe allait aller à l'encontre de ses habitudes. Même le choix des chansons était exquis puisque celui-ci nous a permis de voguer au travers de l'ensemble de la discographie du quintette, le tout agrémenté d'un éclairage plutôt sublime. En fin de compte, si je cherche un point négatif à cette prestation, je pourrais dire que le son de la guitare était moins bon lors de la chanson Black Sails At Midnight (qui fut LA surprise de la soirée dans mon cas), mais ce serait là chercher des bibittes pour chercher des bibittes. À vrai dire, au fil des années je n'ai fait que voir de l'amélioration chez les Écossais. C'est à se demander s'ils n'ont pas trouvé la fameuse fontaine de jouvence et que c'est la source de l'énergie sans fin dont disposent les musiciens.

 

Finalement, il est rare qu'un mardi soir soit une soirée de fête. Pourtant, c'est ce que Alestorm et Aephanemer ont réussi à créer comme ambiance au MTelus. Bref, ce fut un YARGGG de bon spectacle qui, j'en suis certain, en a satisfait d'autres autant que je l'ai été.

 

Qui d'autre est prêt à un abordage?

Lu 1190 fois Dernière modification le mercredi, 06 novembre 2019 11:29
Évaluer cet élément
(1 Vote)