30 Juil 2019

Heavy Montréal 2019 : Compte-rendu et photos du dimanche Spécial

La journée de dimanche était une journée intense et riche en émotions. Je suis principalement restée devant les deux grandes scènes. Au menu : beaucoup de styles complètement différents et de nombreux « WOW » !

Ma journée a commencé sur les notes de Cry Out For A Hero de Beast In Black. Il s’agissait du premier spectacle du groupe en sol nord-américain. C’était l’occasion parfaite de se faire découvrir par les gens qui ne sont pas à jour par rapport au power metal. Le groupe a été formé en 2015 et, déjà, la plupart de ses concerts sont à guichet fermé. Je ne suis pas fan du genre, mais j’ai tout de même apprécié la présence du groupe sur la scène de l’Apocalypse. Pour leur première apparition au Canada, les musiciens ont eu la chance de se retrouver devant un public fort enthousiaste et vivant. Ils ont entre autres interprété les pièces Unlimited Sin, Beast In Black, Born Again et Die By The Blade. L’énergie du groupe est contagieuse. Malgré leurs habits trop chauds pour la température ambiante, les virtuoses étaient très actifs sur la scène. Le chanteur Yannis Papadopoulos a clairement tout donné pour épater son public. Les cris de joie des spectateurs et les paroles lancées avec force en chœur avec le band montrent bien les sentiments des fans canadiens envers Beast In Black. Sa prestation était d’ailleurs très divertissante. Le groupe a fait fureur en fin de semaine et il serait génial de le retrouver en tête d’affiche dans un spectacle au Québec !

Avant la fin de Beast In Black, je me suis dirigée vers la scène de la forêt afin d’avoir une place de choix pour Skálmöld, qui faisait, lui aussi, un arrêt en Amérique du Nord pour la première fois. J’avais très hâte de voir ce groupe en spectacle. Chaque fois que j’écoute sa musique, je suis complètement charmée par son metal viking folklorique présentant des aspects typiques de la musique islandaise. Les chansons se sont enchaînées avec grâce alors que le groupe nous balançait ses morceaux avec une aisance déstabilisante. D’ailleurs, ils ont entre autres interprété Árás, Móri, Að vetri et Kvaðning. Skálmöld est l’un de mes coups de cœur de la fin de semaine. Son énergie est incroyable ! Ses membres sourient et rient souvent, ils interagissent avec leur public et ils restent mobiles. Deux d’entre eux étaient nus pieds, ce qui m’a donné un certain sentiment de proximité avec eux… ! J’ai adoré la performance et j’aurais beaucoup aimé qu’elle dure plus longtemps.

Après avoir entendu le merveilleux metal viking, j’ai attendu impatiemment l’arrivée de Skillet, qui n’avait fait aucun arrêt au Québec depuis plusieurs années. Étant curieuse de voir si le groupe allait jouer beaucoup de morceaux des vieux albums ou s’il allait rester dans son registre plus récent (que j’apprécie moins), j’ai regardé la sélection de chansons avant le spectacle… et j’ai eu encore plus hâte d’assister à la performance ! Skillet est un groupe que j’admirais lorsque j’étais plus jeune. Je suis donc contente d’avoir pu entendre leurs vieux succès, soient Whispers In The Dark, Awake And Alive, Hero et Monster, pendant lesquelles environ le quart des gens chantaient. Par contre, le public ne chantait pas aussi fort que ce à quoi je m’attendais. D’ailleurs, pendant Sick Of It, John L. Cooper a demandé à la foule de chanter avec lui, et la réaction générale a été assez lente… Pour les fans, il était toutefois génial de partager ce moment ! Le quatuor était énergique du début à la fin du spectacle. En plus des titres cités précédemment, il a interprété Feel Invincible, Legendary et The Resistance. Malgré les réactions plutôt décevantes de la foule, la performance était plus que satisfaisante pour les fans.

Alors que Skillet quittait la scène, je me suis dirigée vers la scène du jardin afin de voir Metalachi, les mariachis métalliques. La performance était divertissante, mais je n’étais pas intéressée par toutes les couleurs ni les notes trop joyeuses des musiciens… Les gens rassemblés devant le groupe semblaient par contre contents de la présence du groupe : beaucoup dansaient au son des instruments. J’ai préféré quitter avant la fin du spectacle afin de nourrir la bête en moi (c’est-à-dire mon estomac qui criait famine).

Après une courte pause, je suis allée admirer la théâtralité de In This Moment. J’étais loin de la scène, mais la voix de Maria Brink m’a semblée dissonante… C’est peu dire, puisqu’en fait, elle était carrément désagréable dans mes oreilles. Par contre, côté visuel, c’était très beau. Sur la scène s’est retrouvé, entre autres, un pupitre de conférence sur lequel était écrit en lettres sanglantes le mot « WHORE ». Pendant la performance, des danseurs et des danseuses imageaient les chansons du groupe. Parmi les pièces interprétées : Big Bad Wolf, Natural Born Sinner, Blood et Whore. J’ai bien aimé voir In This Moment, mais je me rends compte que je préfère écouter leurs CDs que les voir sur scène…

Après la prestation théâtrale, je me suis approchée de la scène Heavy le plus possible afin de voir les prochains spectacles de près. J’ai donc dû me contenter d’entendre Clutch et de le voir sur les écrans placés de chaque côté de ladite scène. De ce que j’ai pu voir, le groupe est énergique et les gens l’adorent. J’ai été déconcentrée rapidement par les personnes qui parlaient de Slash et de Slayer autour de moi. Je n’ai pas vraiment pu suivre ce qui se passait par la suite pendant le spectacle de Clutch. De ce que j’ai entendu, les pits étaient violents…

Le ciel a commencé à s’assombrir lors de l’apparition de « Slash feat. Myles Kennedy & The Conspirators ». J’avais hâte de constater la virtuosité des musiciens devant moi. Je suis heureuse d’avoir assisté à ce moment ! C’était magnifique : chaque musicien est totalement incroyable ! Les solos de Slash n’ont pas su voler la vedette à l’ensemble. La scène en tant que telle était plaisante à voir : elle était décorée d’une tête de mort rose aux yeux en étoiles bleues surmontée de bonshommes sourires et des noms de Slash et de Myles Kennedy. Slash est toujours un phénomène en spectacle. Ses notes sont toujours précises et il démontre une aisance possédée par nulle autre que lui. Il est facile de voir que la scène est son lieu de prédilection pour relaxer. L’ensemble a, entre autres, interprété les pièces The Call Of The Wild, Halo, Standing In The Sun, Back From Cali (pendant laquelle Slash s’est approprié la scène, évidemment), Nightrain (pendant laquelle la foule s’est vraiment mise à chanter fort), You’re A Lie et World On Fire. Du début à la fin, les fans chantaient, bougeaient et faisaient du crowd surfing. Dès le départ des artistes, des gens se sont mis à hurler « SLAYER »…

Sur la scène de l’apocalypse, après la performance de Slash, Anthrax s’est lancé dans une folle série de chansons. Les musiciens ont beau vieillir, l’âge n’affecte aucunement leurs capacités. J’étais très loin du groupe, étant beaucoup trop près de la scène Heavy pour accepter de quitter mon emplacement avant la fin de la soirée… J’ai donc fait de mon mieux pour tenter d’apercevoir les écrans montrant Anthrax et ses fans. J’ai pu constater que le nombre de personnes immobiles était impressionnant malgré l’entrain du groupe. Il y a tout de même eu quelques circle pits digne de ce nom et la foule chantait très fort. Encore une fois, ma concentration était ailleurs que sur la scène de l’apocalypse. Je peux quand même convenir qu’Anthrax était, comme toujours, en feu, et que sa musique était aussi enjouée qu’à l’habitude.

Une petite parenthèse est nécessaire ici afin de remercier le héros de la soirée... Un énorme shout-out au vendeur de bière qui a réussi, "avec beaucoup de volonté et du crachat", à se rendre en avant complètement de l'immense foule juste avant l'apparition de Slayer pour (dés)hydrater les assoiffés rassemblés depuis près de trois heures devant la scène. De la part de tous ceux qui hurlaient "BEER GUY! BEER GUY! BEER GUY!" : MERCI !!!

J’appréhendais la fin de la soirée. J’avais très hâte d’y être…. Mais j’espérais aussi que le moment n’arriverait pas. Slayer était devant nous pour la dernière fois. Certains actes ne trompent pas… Il semble que tout le monde était prêt pour le FINAL WORLD TOUR… ou pas. D’abord, je dois dire que Slayer a indéniablement donné le meilleur show de l’année. J’étais dans les premiers rangs et je me suis fait démolir. La foule était complètement euphorique !! Les mosh pits n’avaient aucune fin, les gens ont fait du crowd surfing jusqu’aux dernières secondes du spectacle et les têtes n’ont cessé de bouger que lorsque le chanteur a dit au revoir. Dès les premières secondes de sa performance, Slayer a ouvert les portails de l’enfer ! Les chansons se sont enchaînées au grand ravissement du public. Tant de titres magnifiques ont été joués : Born of Fire, Dead Skin Mask, War Ensemble, Raining Blood, Postmortem, Disciple, Evil Has No Boundaries, Mandatory Suicide, Hate Worldwide, World Painted Blood, Hell Awaits, Repentless, Gemini… Pour ne nommer que ceux-là ! Le groupe était en feu pour sa performance ultime devant le public québécois. Il y avait, une fois encore, du feu sur la scène (combien de fans ont perdu leurs cheveux et leurs sourcils à cause des flammes ?), de l’énergie à l’infini partout autour et devant moi, des sentiments de bonheur, de nostalgie et de tristesse partagés tant dans la foule que sur le stage, des sourires et des pleurs, des coups de poings dans les côtes, des pieds sur la tête, du sable dans les souliers et du ravissement et de la passion dans tous les regards ! Tous les metalleux de la place étaient unis pour un hommage ultime aux vétérans. C’était MAGNIFIQUE. À la toute fin, devant les remerciements et les acclamations interminables de la foule, Tom Araya a versé des larmes. L’émotion était partagée : plusieurs autour de moi ont également ramassé des larmes qui coulaient sur leurs joues ! Les derniers mots de Tom sont les suivants : « Thank you. Good bye. » Comment ne pas être ému devant ce spectacle renversant ? Même en quittant le site, même dans la station de métro, même dans le terminus d’autobus, les fans continuaient à hurler « SLAAAYEEEERRRR!!!! »

Je ne me suis toujours pas remise de mes émotions. Les succès de Slayer se relaient depuis dimanche dans mes oreilles et dans ma tête. Je garde de merveilleux souvenirs de toute ma fin de semaine, mais Slayer est reparti avec mon restant d’âme…

SLAAAAYEEEERRR !!!!

Texte et photos du jour 1 juste ici :
http://musikuniverse.mu/spectacles/item/11643-heavy-montreal-2019-compte-rendu-et-photos-du-samedi

PHOTOS DU JOUR 2:

Lu 4480 fois Dernière modification le mardi, 30 juillet 2019 23:31
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